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mercredi 24 novembre 2010

:: Trotsky : "nous marcherons à leurs côtés"

Des propos toujours actuels, en dépit de la différence de période : 

"Lorsqu'on décide de participer aux élections, il faut toujours indiquer clairement le but que l'on poursuit. La tâche principale ou plutôt préliminaire de l'Opposition est de briser le mur entre nous et la classe ouvrière communiste organisée et de gagner la confiance des ouvriers révolutionnaires. [...]. Nous devons, par notre activité, donner [aux travailleurs] la certitude que dans tout combat contre l'ennemi de classe, nous marcherons à leurs côtés, tout en conservant notre liberté de critique. Les élections ne sont qu'une petite partie d'un grand combat" 
[Trotsky, "A propos des élections", 30 juillet 1930, lettre au camarade Pfemfert]

mercredi 5 novembre 2008

:: Ne se faire aucune illusion sur Obama # 2

Je vous livre ici d'autres articles susceptibles de tempérer l'enthousiasme dominant :

  • "Le jour où rien ne changea (Agnès Maillard repris par AgoraVox)"
  • [extrait] "Autrement dit, l’élection d’Obama devrait maintenir l’illusion quelque temps de plus, cristalliser les espérances et les énergies, mais nous avons déjà dépassé le point de non-retour depuis longtemps et l’atterrissage devrait être d’autant plus amer et violent que l’enthousiasme et la foi dans le changement qui permet de revenir en arrière seront forts ce soir".

  • "Rien ne va plus, les jeux sont faits."
  • [extrait] "Nous n’y croyons plus. Il n’y aura pas de rédemption, pas de nouvelle aire mondiale d’un pacifisme enfin œcuménique. Ces niaiseries ne changeront pas la donne et la donne est viciée. Plus la donne est viciée et plus il faut enrober le spectacle de ce jeu en trompe-l’oeil de causes totales, absolues, indiscutables".

  • ""Obamania" : la fête sera bientôt finie"
  • [extrait] "Si le candidat démocrate trouve souvent grâce aux yeux des européens, Obama a été propulsé au rang d'idole. Pourtant, son protectionnisme économique et son laxisme sur les questions internationales risquent de plonger le Vieux Continent dans une dangereuse précarité".

  • "États-Unis : un système électoral bien verrouillé" (LO)
  • [Extrait] "le facteur le plus sélectif dans la désignation du président demeure l'argent. C'est même ce qui assure que celui qui héritera de la charge pour quatre ans, ou pour huit s'il est réélu, aura eu au préalable l'aval des possédants, dont il défendra ensuite évidemment les intérêts essentiels". Lutte ouvrière dans sa dernière édition, dans son éditorial intitulé "Obama élu, Bush désavoué, les travailleurs devront forcer les capitalistes à payer la crise", précise : "Contrairement à son slogan électoral qui promet le changement, Obama gouvernera, comme tous ses prédécesseurs, en fonction des intérêts de la grande bourgeoisie américaine. Comment imaginer que la puissante bourgeoisie américaine qui domine non seulement les États-Unis mais aussi, à certains égards, le monde entier, puisse jouer la défense de ses intérêts politiques sur les aléas d’une élection ?".

  • Affrontera-t-il les véritables maîtres du pays (complexe militaro-industriel, multinationales, etc.) ?
  • [extrait] "Plus que jamais, et quelle que soit la joie que l’on peut éprouver à savoir le camp de Bush et des néo-conservateurs battu, on a envie de murmurer « prolétaire sauve-toi toi-même ! » Mais pour que le prolétaire puisse « se sauver lui-même, il lui faut une organisation collective, et pas une situation qui le laisse spectateur d’un happy end télévisuel ! »"

  • "Obama et l'empire"
  • [extrait] "Dans tous les cas, ceux qui critiquent le rôle des États-Unis dans le monde ne doivent donner prise à aucune illusion de « changement » substantiel. Tandis qu’une présidence Obama serait tactiquement contrainte de dévier de la ligne de Bush & Co, qui se comportent ouvertement comme des seigneurs de guerre et des bandits, il n’y aura pas de rupture stratégique avec la quête constante de la domination mondiale des États-Unis ni avec les impératifs de l’empire". Lire aussi : "Politique étrangère : que peut changer Obama ?"

lundi 3 novembre 2008

:: ne se faire aucune illusion sur Obama

Le monde des communications est en perpétuelle mutation, mais les illusions et toutes les formes d'obscurantisme se portent à merveille. A vrai dire, il n'y a pas de contradiction : là où le capital ne rencontre pas vraiment d'obstacles sociaux, il n'y a pas vraiment de raison que les connaissances accomplissent d'immenses progrès ou que les moyens d'informations favorisent et nourrissent une réflexion véritablement critique sur l'ordre sociale. Aussi, la gauche en France considera-t-elle avec intérêts l'opinion du cuistre Attali, les mêmes iront jusqu'à considérer Royal comme une militante en faveur du monde du travail, certains iront jusqu'à soutenir qu'il est possible de moraliser le capitalisme tout en acceptant la régle du marché, de l'exploitation et de la spéculation, etc.

Mais le plus surprenant, aujourd'hui, à mes yeux, c'est l'enthousiasme avec laquelle nombreux sont ceux qui - et dans la blogosphère en particulier - se sentent tous émoustillés par l'obamania ambiante. Alors qu'il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser : Obama est pour la peine de mort, défend le commerce libre des armes, inspire le New-York Times et BHL ; il a Sarkozy pour modèle et fait rêver Wall Street ; pire, il a trouvé le moyen de faire fantasmer le PS !... D'autres racontent même, sans rire, qu'il est "un homme de gauche, notamment par ses ambitions redistributrices sur le plan social" alors qu'il ne sera, sans doute, qu'un président soucieux, à l'instar de ces prédécesseurs -- le démocrate Clinton, par exemple, qui a privatisé les services sociaux à tour de bras --, soucieux de défendre résolument les profits du capital dans son pays comme dans le reste du monde. Quitte à alimenter des guerres dans cette perspective. Quitte à rendre le monde toujours un peu plus pourri. Imaginer le contraire, c'est prendre un produit du storytelling pour la réalité...

Je vous livre ici quelques articles qui ont le mérite de remettre Obama à sa place : du côté de ceux dont les partisans d'un monde meilleur n'ont strictement rien à attendre :