mardi 23 mars 2010

:: LA DIALECTIQUE MATÉRIALISTE (par Lénine, 1914)

EXTRAIT DE LA REVUE "LE SURREALISME AU SERVICE DE LA REVOLUTION" N°6 -

« EN LISANT HEGEL »

J’ai reçu, au début de l’année, de Charles Hainchelin, la traduction de quelques-unes des notes prises par Lénine au cours d’une lecture dela Science de la Logique de Hegel, lecture faite à Berne, à la fin de 1914. De la part d’Hainchelin, cette traduction devait constituer un des éléments d’une collaboration que le mauvais état de sa santé ne lui a pas permis de réaliser entièrement.

Le texte que nous reproduisons a été établi d’après l’édition allemande de la Marxistische Bibliothek. En tête de chaque paragraphe figure un chiffre qui est celui de la page correspondante du volume de cette édition :comme la Science de la Logique n’est pas traduite en français, cette référence m’a paru la plus simple. Quelques notes, pourtant, se rapportent à la Petite Logique de l’Encyclopédie traduite par A. Vera sous le titre : Logique-de Hegel. Dans le cours du texte, les citations de Hegel sont toujours placées entre guillemets.

Fallait-il ou non commenter cette publication ? L’édition allemande est, à ce sujet, d’une grande retenue. Il m’a semblé que cette manière était la meilleure, tant pour rester dans le cadre d’une revue qui n’est pas à proprement parler une revue philosophique, que pour ne pas alourdir inopportunément un texte dont la nature même appellerait une très longue exégèse.

Ce n’est là, encore une fois, qu’une partie des trois Cahiers philosophiques ou Lénine traite de la Logique de Hegel. Il appartenait aux surréalistes qui, à l’exception de quelques philosophes professionnels, sont seuls ici à se réclamer de la pensée hégélienne et à rapporter constamment leur démarche propre à cette pensée, d’imprimer pour la première fois en France des fragments du dialogue Hegel-Lénine. Pour nous il ne s’agit évidemment pas à ce propos de faire étalage d’érudition, non plus que de piquer par jeu la curiosité. L’effet qu’a produit sur chacun de nous la lecture des textes qui suivent nous a conduit à leurs reconnaître la plus grande puissance de choc sur tous ceux qui aspirent à dégager les lois de l’évolution de tous les objets matériels et intellectuels. Pas une face de l’activité surréaliste où l’utilité de retenir les jugements De Lénine sur la dialectique soit niable. Pas un de ces jugements où nous ne touchions pour nous quelque chose de très grave, de très nécessaire.

Plus particulièrement attiré, en ce qui me concerne, par les problèmes d’ordre politique, je dois dire – au risque d’aiguiller la pensée du lecteur vers une direction particulière – que la date de rédaction de ces textes m’a frappé. Il est remarquable qu’au moment même où venait de se produire l’effondrement de la 2 e Internationale, Lénine ait jugé indispensable d’aller de nouveau interroger Hegel, et ceci en réaction contre le fait que les plus célèbres théoriciens social démocrates l’avaient curieusement négligé. Sans doute Lénine considéra-t-il ce travail comme le complément nécessaire à la dénonciation, à laquelle il se livra alors, de la trahison des partis socialistes.

L’histoire se répète ; les événements dont l’ Allemagne, depuis la fin de janvier, est le théâtre paraissent de nature à donner aux préoccupations théoriques qui furent à ce moment celles de Lénine plus d’actualité que jamais.

André THIRION.

4. Retourner : La logique et la théorie de la connaissance doivent être dérivées de l’évolution de toute la vie matérielle et intellectuelle.

6-7. Les catégories de la logique sont des abréviations de la « quantité infinie » des « particularités infinies de l’existence extérieure et de l’activité ». De leur côté ces catégories servent à l’homme dans la pratique.

8. Objectivisme. Les catégories de la pensée ne sont pas des moyens auxiliaires de l’homme, mais l’expression des lois aussi bien de la nature que de l’homme.

9. Mais Hegel exige une logique dans laquelle les formes doivent être pleines d’un contenu vivant, réel, auquel elles sont liées d’une manière inséparable.

9. La logique est l’enseignement, non des formes extérieures de la pensée, mais des lois de l’évolution de tous les objets matériels, naturels et intellectuels, c’est-à-dire de l’évolution de l’ensemble du contenu concret du monde et de sa connaissance, c’est-à-dire le résultat, le total, la conclusion de l’histoire de la connaissance du monde.

10. Devant l’homme est déployé un réseau de phénomènes naturels. L’homme instinctif, le sauvage, ne s’élève pas au-dessus de la nature, l’homme conscient et actif, lui, s’élève au-dessus ; les catégories sont le degré de cette élévation, c’est-à-dire de la connaissance du monde, les nœuds dans le réseau qui aident à le connaître et à s’en rendre maître.

11. On doit dériver les catégories (et non pas les prendre arbitrairement ou mécaniquement) (non « en racontant », « en assurant », mais endémontrant) en partant des plus simples, des fondamentales (l’être, le néant, le devenir) (pour ne pas nommer les autres) ici, en elles, est « tout le développement dans le germe ».

15. Très important, à mon avis, cela signifie :

1° Nécessaire est la connexion, la connexion objective de toutes les faces, forces, tendances, etc., du domaine donné des phénomènes.

2° « La naissance immanente des différences »… la logique interne objective de l’évolution et du combat des différences de la polarité.

17. La dialectique :

= « saisir le contradictoire dans son unité ».

17. Une forme magnifique : « non seulement l’universel abstrait, mais un universel tel qu’il contienne en soi la richesse du particulier, de l’individuel, de l’isolé, toute la richesse du particulier et de l’individuel » ! Très bien !

18. « Non abstrait, mort, inanimé, mais concret » (caractéristique ! Esprit et Essence de la dialectique !)

18. Kant : « borner » la raison et fortifier la foi.

19. Ciel. Nature. Esprit. Le ciel ôté : matérialisme.

20. Je m’efforce avant tout de lire Hegel en matérialiste. Hegel est le matérialisme placé sur la tête (d’après Engels) – c’est-à-dire je laisse le bon Dieu, l’absolu, l’Idée pure, etc. pour la plus grande partie de côté.

22. « Ce qui est le premier dans la science a dû se montrer historiquement le premier » (cela résonne d’une manière extrêmement matérialiste !)

26. La dialectique est l’enseignement qui montre comment les contraires peuvent être identiques, ont l’habitude d’être (comment ils le deviennent) – sous quelles conditions ils sont identiques en se transformant l’un en l’autre, pourquoi l’entendement humain ne doit pas saisir ces contraires comme morts, gelés, mais comme vivants, conditionnés, mobiles, se transposant l’un dans l’autre. En lisant Hegel…

27. Pensée sur la dialectique. En lisant Hegel.

… l’élasticité universelle, sous toutes ses faces, des notions, élasticité qui va jusqu’à l’identité des contraires – là gît l’essentiel. Cette élasticité, subjectivement appliquée = éclectique, sophistique. Si cette élasticité est employée objectivement, c’est-à-dire si elle reflète toutes les faces du processus matériel et son unité, alors elle est dialectique elle est l’exact reflet de l’évolution éternelle du monde.

70. La loi est le reflet de ce qu’il y a d’essentiel dans le mouvement de l’univers.

71. Phénomène, totalité. (Loi = Partie). Le phénomène est plus riche que la loi.

72. La loi est un rapport.

77. Le développement de la totalité des moments de la réalité N.-B – L’essence de la connaissance dialectique.

78. « La substance est un degré essentiel dans le procès évolution de l’idée. »

Lis : un degré important dans le procès de l’évolution de la connaissance humaine de la nature et de la matière

82. La nécessité ne disparaît pas en devenant liberté.

85. Renverser : les notions sont le plus haut produit du cerveau, du plus haut produit de la matière

92. Le phénomène est une manifestation de l’essence (91. Hegel pour la connaissabilité de l’objet en soi).

99. Aphorisme : on ne peut comprendre complètement le « Capital » de Marx et particulièrement le 1 er chapitre si l’on n’a pas étudié à fond et compris toute la logique de Hegel. C’est pourquoi, depuis un demi-siècle, aucun marxiste n’a compris Marx.

99. Aphorisme.

… Et Hegel a réellement démontré que les formes et les lois logiques ne sont pas une enveloppe vide, mais le reflet du monde objectif. Plus exactement non démontré, mais génialement deviné.

107. Dialectique matérialiste

Les lois du monde extérieur, de la nature, leur division en mécaniques et chimiques (cela est très important) sont les fondements de l’activité de l’homme, dirigée vers un but. Dans son activité pratique, l’homme a devant lui le monde objectif dont il dépend et qui détermine son activité.

De ce côté, vue du côté de l’activité pratique de l’homme (s’étant proposé un but) la causalité mécanique (et chimique) du monde (de la nature) apparaît comme quelque chose d’extérieur, comme quelque chose de subordonné, comme quelque chose de caché.

Deux formes du processus objectif : la nature (le mécanique et le chimique) et l’activité se proposant un but de l’homme. Le rapport réciproque de ces formes. Les buts de l’homme paraissent au début étrangers, « autres » dans leurs relations avec la nature. La conscience de l’homme, la science (« la notion ») reflète l’essence, la substance de la nature, mais cette conscience est en même temps une chose externe par rapport à la nature (elle ne coïncide pas avec elle tout de suite, simplement).

C’est pourquoi la technique mécanique et la technique chimique servent aussi des buts humains parce que leur caractère état) consiste dans leur détermination par des rapports extérieurs (les lois de la nature).

108. En réalité les buts humains sont créés par le monde objectif et le supposent ; ils le trouvent à l’avance comme quelque chose de donné, de présent. Mais il semble à l’homme que ses buts naissent hors du monde, sont indépendants du monde (« liberté… »)

110. Les catégories de la logique et de la pratique humaine.

...On doit retourner la chose : l’activité pratique de l’homme devait conduire des milliards de fois la conscience de l’homme à la répétition des différentes figures logiques, afin que ces figures puissent recevoir l’importance d’axiomes.

111. L’homme par sa pratique, démontre la justesse objective de ses idées, notions, connaissances, de sa science.

115. N.-B. – La connaissance est l’approche éternelle et infinie de la pensée vers l’objet. Le reflet de la nature dans la pensée humaine n’est pas à comprendre comme mort, « abstrait » sans mouvement, sans contradictions, mais il faut le comprendre dans le processus éternel du mouvement, de la naissance et de la négation des contradictions.

116. Hegel a génialement deviné la dialectique des objets (des phénomènes, du monde, de la nature) dans la dialectique des notions.

117. Cet aphorisme pourrait être exprimé d’une manière plus populaire, sans le mot dialectique, par exemple ainsi :

Hegel a génialement deviné dans le changement, dans la dépendance réciproque de toutes les notions, dans l’identité de leurs contraires, dans les passages d’une notion dans une autre, dans l’éternel changement, dans le mouvement des notions, le même rapport des objets, de la nature. Mais seulement deviné, pas plus.

117. En quoi consiste la dialectique ?

N.-B. – Chaque notion se trouve dans un certain rapport, dans une certaine connexion avec les autres.

118. Les moments de la connaissance (= de l’Idée) de la nature par l’homme, ce sont les catégories de la logique.

120. La dialectique n’est pas dans l’entendement de l’homme, mais dans l’« Idée », c’est-à-dire dans la réalité objective.

120. L’idée est processus.

121. La vérité est un processus. De l’idée subjective, l’homme parvient à la vérité objective par la « pratique » (et la technique).

121-2. L’idée est la « vérité ». L’idée c’est-à-dire la vérité comme processus – car la vérité est un processus, traverse trois degrés dans sonévolution : 1° la vie ; 2 le procès de connaissance qui inclut la pratique humaine et la technique ; 3° le degré de l’idée absolue (c’est-à-dire de la pleine vérité). La vie crée le cerveau. Dans le cerveau humain se reflète la nature. En faisant dans la pratique et la technique la preuve de la justesse de ces reflets et en les employant, l’homme parvient à la vérité objective.

122. Toute science est logique appliquée.

135. « La pratique est plus haute que la connaissance (théorique), car elle n’a pas seulement la dignité de l’universel, mais aussi de la réalité immédiate. »

142. L’unité de l’idée théorique (de la connaissance) et de la pratique – ceci N.-B. – et cette unité, justement dans la théorie de la connaissance, car l’« idée absolue » en résulte comme une somme (mais l’idée « le vrai objectif »).

144. (Éléments de la dialectique).

1° L’objectivité de l’examen (pas d’exemples, de digressions, mais l’objet lui-même) ;

2° la totalité des rapports variés de cet objet avec les autres objets ;

3° l’évolution de cet objet (ou du phénomène) son mouvement propre, sa vie propre ;

4° les tendances internes (et les faces) se contredisant dans cet objet ;

5° l’objet (le phénomène, etc.), comme somme et unité des contraires ;

6° le combat, ou le développement de ces contradictions, le caractère contradictoire des efforts, etc...

145. 7° L’union de l’analyse et de la synthèse, la décomposition des parties isolées et le total, l’addition de ces parties.

[La dialectique peut être brièvement définie comme la doctrine de l’unité des contraires. Ainsi le noyau de la dialectique est compris, mais cela exige des éclaircissements, un développement].

8° Les rapports de tout objet (phénomène) ne sont pas seulement variés, mais généraux, universels. Tout objet (phénomène, processus, etc.), est lié à tout.

9° Non seulement l’unité des contraires, mais les passages de chaque détermination, de chaque qualité, de chaque trait, de chaque face, de chaque propriété en chaque autre (en sens contraire ?)

10° Le processus infini de l’apparition de nouvelles faces, de nouveaux rapports, etc.

11° Le processus infini de l’approfondissement de la connaissance de l’objet, des phénomènes, des processus, etc., par l’homme, du phénomène à l’essence et de l’essence la moins profonde à la plus profonde.

12° De la coexistence à la causalité et d’une forme de connexion, d’une dépendance réciproque à une autre plus profonde, plus générale ;

13° la répétition de certains traits, de certaines propriétés, etc., du stade inférieur dans le supérieur ;

14° le retour apparent à l’ancien (négation de la négation) ;

15° Le combat du contenu avec la forme et inversement.

Le rejet de la forme avec la transformation du contenu ;

16° Le passage de la quantité à la qualité et vice-versa (15 et 16 sont des exemples de 9).

150. Ce n’est pas la négation pure, la négation légère et non réfléchie, la négation sceptique, l’hésitation, le doute qui est caractéristique et essentiel dans la dialectique – qui sans aucun doute contient en soi l’élément de la négation et en fait élément le plus important – non, mais la négation comme moment de la connexion, comme moment de l’évolution, avec maintien du positif, c’est-à-dire sans aucune hésitation sans aucun éclectisme.

La dialectique consiste principalement dans la négation de la première thèse, dans son remplacement par la deuxième (dans le passage de la première à la seconde, dans la production de la relation entre la 1 re et la 2 e, etc.), la seconde peut être fait prédicat de la 1ère.

Par exemple. – Le fini est infini. Un est multiple. L’individuel est universel.

153. Ceci est important :

1° la caractéristique de la dialectique : autodynamique, source de l’activité, mouvement de la vie et de l’esprit ; coïncidence de la notion du sujet (de l’homme) avec la réalité ;

2° l’objectivisme à son plus haut degré(le « moment le plus objectif »).

154. La « triplicité » de la dialectique est sa face extérieure, superficielle.

156. N.-B. ceci : le plus riche est le plus concret et le plus subjectif.

LÉNINE

lundi 8 mars 2010

:: Thèses pour la propagande parmi les femmes adoptées au 3ème congrès de l'Internationale communiste (juin 1921)

MÉTHODES D'ACTION PARMI LES FEMMES

Partant des principes ci-dessus indiqués, le 3° Congrès de l'Internationale Communiste établit que le travail parmi le prolétariat féminin doit être mené par les Partis Communistes de tous les pays sur les bases suivantes :

1. Admettre les femmes à titre de membres égaux en droits et en devoirs à tous les autres dans le Parti et dans toutes les organisations prolétariennes (syndicats, coopératives, conseils des anciens des usines, etc.)

2. Se rendre compte de l'importance qu'il y a à faire participer activement les femmes à toutes les branches de la lutte du prolétariat (y compris sa défense militaire), de l'édification des nouvelles bases sociales, de l'organisation de la production et de l'existence selon les principes communistes.

3. Reconnaître la maternité comme une fonction sociale, prendre et appliquer toutes mesures nécessaires à la défense de la femme dans sa qualité de mère.

Tout en se déclarant énergiquement contre toute espèce d'organisation séparée de femmes au sein du Parti, des syndicats ou des autres associations ouvrières, le 3° Congrès de l'Internationale Communiste reconnaît la nécessité pour le Parti Communiste d'employer des méthodes particulières de travail parmi les femmes et estime utile de former dans tous les Partis Communistes des organes spéciaux chargés de ce travail.

En cela le Congrès est guidé par les considérations suivantes :

1° l'asservissement familial de la femme non seulement dans les pays bourgeois capitalistes, mais même dans les pays où existe déjà le régime soviétique, dans la phase de transition du capitalisme au communisme.

2° la grande passivité et l'état politique arriéré des masses féminines, défauts expliqués par l'éloignement séculaire de la femme de la vie sociale et par son esclavage dans la famille.

3° les fonctions spéciales imposées à la femme par la nature elle-même, c'est-à-dire la maternité et les particularités qui en découlent pour la femme, avec le besoin d'une plus grande protection de ses forces et de sa santé dans l'intérêt de toute la société.

Ces organes pour le travail parmi les femmes doivent être des sections ou des commissions fonctionnant auprès de tous les Comités du Parti, à commencer par le Comité Central et jusqu'aux comités de quartier ou de district. Cette décision est obligatoire pour tous les Partis adhérant à l'Internationale Communiste.

Le 3° Congrès de l'Internationale Communiste indique comme tâches des Partis Communistes à accomplir par l'intermédiaire des sections pour le travail parmi les femmes :

1. Eduquer les grandes masses féminines dans l'esprit du communisme et les attirer dans les rangs du Parti.

2. Combattre les préjugés relatifs aux femmes dans les masses du prolétariat masculin, en renforçant dans l'esprit des ouvriers et des ouvrières l'idée de la solidarité des intérêts des prolétaires des deux sexes.

3. Affermir la volonté de l'ouvrière en l'utilisant dans la guerre civile sous toutes ses formes et aspects, éveiller son activité en la faisant participer aux actions de masses, à la lutte contre l'exploitation capitaliste dans les pays bourgeois (contre la cherté de la vie, la crise du logement et le chômage), à l'organisation de l'économie communiste et de l'existence en général dans les républiques soviétiques.

4. Mettre à l'ordre du jour du Parti et des institutions législatives les questions relatives à l'égalité de la femme et à sa défense comme mère.

5. Lutter systématiquement contre l'influence de la tradition, des mœurs bourgeoises et de la religion, afin de préparer la voie à des rapports plus sains et plus harmonieux entre les sexes et à l'assainissement moral et physique de l'humanité travailleuse.

Tout le travail des sections féminines devra être fait sous la direction immédiate et sous la responsabilité des comités du Parti.

Parmi les membres de la commission ou de la direction des sections devront figurer aussi, dans la mesure du possible, des camarades communistes hommes.

Toutes les mesures et toutes les tâches qui s'imposent aux commissions et aux sections des ouvrières devront être réalisées par elles, d'une manière indépendante, mais dans les pays des Soviets par l'intermédiaire des organes économiques ou politiques respectifs (sections des Soviets, Commissariats, Commissions, Syndicats, etc.) et dans les pays capitalistes avec l'aide des organes correspondants du prolétariat (syndicats conseils, etc.).

Partout où des Partis Communistes ont une existence légale ou semi-légale, ils doivent former un appareil illégal pour le travail parmi les femmes. Cet appareil doit être subordonné et adapté à l'appareil illégal du parti dans son ensemble. Là, comme dans l'appareil légal, chaque Comité doit comprendre une camarade, chargée de diriger la propagande illégale parmi les femmes.

Dans la période actuelle, les syndicats professionnels et de production doivent être pour les Partis Communistes le terrain fondamental du travail parmi les femmes, tant pour les pays où la lutte pour le renversement du joug capitaliste n'est pas encore terminée que dans les républiques ouvrières soviétiques.

Le travail parmi les femme doit être mené dans l'esprit suivant : unité dans la ligne politique et dans la structure du parti, libre initiative des commissions et des sections dans tout ce qui tend à procurer à la femme sa complète libération et égalité, ce qui ne saurait être pleinement obtenu que par le Parti, en entier. Il ne s'agit pas de créer un parallélisme, mais de compléter les efforts du Parti par l'activité et l'initiative créatrices de la femme.

[Extrait]

dimanche 7 février 2010

:: Voile au NPA - Ce qui me désole...

La décision du NPA de présenter une candidate voilée est désolante.

Derrière ce geste, y a-t-il une désinvolture foireuse qui témoigne du désintérêt d'une partie de ses militants pour les idées et principes qui devraient guider le mouvement ouvrier ?

Ou s'agit-il d'une simple opération de racolage électoraliste, opération dont seules les organisations réformistes sont friandes d'habitude ?...

Quoi qu'il en soit, c'est lamentable.

Et douloureux.

Ci-dessous, pour compléter, je vous livre quelques réactions que je partage et qui ont été exprimées sur le Forum des amis de LO [et déjà relayées sur mon Posterous].

“C’est ma première intervention dans ce forum [des Amis de LO] que je parcours parfois pour me remonter le moral.
Et ce soir aussi parce que la présentation d’une femme portant le voile même ‘léger’ !? !:-( comme le dit le porte parole du NPA m’a profondément découragé. J’ai vu la LCR-4ème inter se compromettre avec toute sorte de mouvements titistes, castristes mais au moins ces mouvements ne défendaient pas, au moins officiellement, l’oppression des femmes. Ici un pas est franchi. Honnêtement, je ne pensais pas que le NPA le franchirait si vite. Et oui, même à mon âge, on est encore naïf.
Ce qui me désole même ici est de constater que les intervenants se disant proches du NPA ou de l’étincelle ont eu pour souci de plutôt défendre ce soutien de fait à l’oppression des femmes. Que Madame Ilham Moussaïd ou la direction du NPA ne s’en rendent pas compte, j’ai du mal à le croire, mais peu importe. S’il ne s’agissait que d’un signe religieux, on ne pourrait qu’en sourire. : après tout si le NPA veut avoir des soutanes et des cornettes dans ses listes de candidat c’est leur problème en attendant la fusion de ‘solidaires’ avec la CFTC et Monseigneur Vingtrois comme porte parole. Mais il s’agit de bien autre chose .
Parfois avec des arguments révoltants : ‘racisme’, ‘islamophobie’. Comme si des musulmans hostiles au voile n’existaient pas, comme si des femmes ne prenaient parfois des risques considérables pour lutter contre le sort qui leur est fait. Ne serait-ce pas ces femmes qu’il faut soutenir fussent-elles profondément croyantes, plutôt qu’une écervelée qui ne mesure pas la portée de son geste ou pire qui le mesure très bien, je suis peut-être ici aussi naïf.
Beaucoup ont écrit en gros, “c’est comme ça, c’est bien le NPA, rien d’étonnant là dedans etc”. Non, je ne me résigne pas. je veux être naïf. Je pense qu’il faut dire à ceux du NPA que nous connaissons ; “Non, ce n’est pas un détail. Si tu es révolutionnaire, si tu crois un peu aux idées de justice, d’égalité, de défense des opprimés et donc des opprimées, sauve ta dignité : mieux vaut venir du côté des ‘sectaires’ de LO que des larges coeurs à la Tariq Ramadan.”
D’accord, la direction du NPA se compromet de plus en plus, mais je suis convaincu qu’il y a encore des militants du NPA prêts à réfléchir. Oui, il leur faudra combattre le réflexe ‘le parti a toujours raison’ et réconsidérer bien des choses, mais il en va de leur dignité et dans une organisation qui dérive à ce point, il n’en restera rien sous peu. Ils n’ont pas le choix.
Je partage profondément ce qu’a dit Quijote le mercredi 3 février : “c’est un coup de poignard à toutes celles pour qui c’est une obligation dans certains pays et dont certaines risquent leur vie en combattant cette forme d’oppression. C’est un coup de poignard car il vient, d’une organisation qui se revendique du combat pour la liberté, contre les oppressions”.
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"L'oppression religieuse ("douce" ou forte) dans une société donnée est un indicateur du niveau du rapport de forces entre les différents classes et couches sociales d'une société à un moment donné. Lorsque la conjoncture est à une poussée des classes et couches opprimées, la parole est plus facilement aux matérialistes et aux ennemis théoriques (voire pratiques) de la religion, sans évidemment qu'il y ait un recoupement exact. Ces phases là ont été peu présentes dans l'histoire jusqu'à présent. Mais les différents acquis de l'humanité en ce qui concerne la liberté de penser et les droits, notamment ceux des femmes, ont été acquis suite à ces moments-là.
Nous sommes dans une période historique où le rapport de force est à l'avantage de la bourgeoisie et même dans la bourgeoisie, nous voyons les idées religieuses plus présentes qu'auparavant. C'est un indicateur du rapport de force actuel entre les classes. En même temps, cela ne doit pas inquiéter des révolutionnaires. Dans notre société contrôlée par l'Etat bourgeois et les agents idéologiques (médias, patrons, petits chefs, curés de toute religion...) de la bourgeoisie, les classes opprimées doivent attendre une circonstance historique favorable pour enfin faire exploser la chape de plomb sous laquelle sont enfermés leur corps et leur esprit.
Sur le champ politique, cela se traduit par : dérive droitière des partis, et notamment de ceux qui sont le moins préparés à cela, comme la LCR-NPA, qui n'a jamais apporté une sérieuse attention, selon ce que je connais, au rapport entre mouvements des idées et mouvements sociaux (mouvement social au sens large de "vie").
Quant au problème de la jeune femme voilée, il faut avant tout le prendre sous cet angle, et veiller à ne pas hurler avec les loups bourgeois de gauche ou de droite contre le NPA. Il faut réserver de rudes critiques de principe aux camarades du NPA, et maintenir publiquement, dans les médias, le discours de défense des droits de la femme et de la laïcité contre l'oppression religieuse. Comme le fait LO.
[...]
Je crois que dans cette affaire, plutôt que de polémiquer stérilement, ce qui ne peut qu'augmenter rancœurs et ressentiments entre militants "révolutionnaires", il est beaucoup plus riche d'enseignement pour la pratique de chaque militant communiste de réfléchir au processus psychologique intime qui conduit une femme X à épouser des idées Y dans un moment M. Cela ne peut qu'enrichir sa connaissance des rapports entre les idées des gens et leur vie quotidienne et permettre d'être plus puissant dans la connaissance de la société, donc plus libre d'agir correctement en communiste".
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Jacquemart : "Pour ma part, quitte à franchir les limites de la charte, je m'en tiendrai à une seule réponse : merde à ceux qui veulent voiler les femmes, merde à celles qui revendiquent cette tenue comme un drapeau religieux, identitaire ou quoi que ce soit du genre, et triple merde aux prétendus marxistes qui banalisent ces pratiques ou qui en chantent les louanges à grands renforts de ratiocinations onctueuses"
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Remarque : "C'est à pleurer... de rage. Bon, comme disait avec philosophie Trotsky en parlant d'autre chose : "On enregistre un homme à la mer et on passe à l'ordre du jour". J'invite les camarades qui ont envie de prendre un bol d'oxygène après avoir lu la bouillie jésuite de Vérié et ses amis à lire ou relire le CLT "Les religions et les femmes", qu'on trouve sur le site LO.
Je cite un petit passage, qui me paraît assez adapté à la situation :
"On peut se demander où est passée, dans les milieux qui se veulent éclairés, laïques, progressistes et même parfois socialistes, la solidarité avec celles qui luttent, ici et ailleurs : les femmes turques en butte à la pression islamiste, les femmes d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh comme Taslima Nasreen, elle qui dénonce non seulement le fondamentalisme mais le Coran tout entier, qui dénonce le fait que, même si la lapidation n’est plus légale au Bangladesh, elle se pratique quotidiennement dans les villages, et qui face à cette barbarie ne craint pas, elle, de dire aux femmes de son pays : « À celles qui ne se battent pas pour cesser l’oppression de ce système patriarcal et religieux, je dis : Honte à vous ! » (interview à L’Express, avril 2003).
Où est passée la solidarité avec les femmes du Maghreb, les femmes algériennes qui mènent une résistance héroïque ?
À ce sujet, il faut citer des passages de l’appel lancé l’an dernier par l’avocate féministe Wassyla Tamzali, sous le titre « Féministes, je vous écris d’Alger » :
... « (...) accepter la pratique, maghrébine ou pas, musulmane ou pas, de cacher ses cheveux, de ne pas se faire soigner par un homme, de ne pas serrer la main des hommes, [c’est] accepter des pratiques de stricte ségrégation sexiste (...) Refuser le voile ne signifie pas accepter le racisme ! (...) [dans nos pays] les féministes étaient montrées comme les alliées objectives des Occidentaux (...) J’ai trop souffert de cette mauvaise foi-là pour accepter celle-ci, venant de féministes et de démocrates ! (...) Nous luttons contre les régimes que l’on connaît, et faut-il ajouter l’opposition de ceux qui devraient être à nos côtés (...) Je veux simplement rappeler que la peur de stigmatiser le christianisme n’a pas arrêté la lutte des féministes (...) Alors, ce qui est bon pour une religion ne l’est pas pour l’autre ? (...) Peut-on dire que ce qui conduit la pensée féministe en général n’est pas bon pour ce qui concerne les femmes dites musulmanes ? Nous avons déjà assez de mal comme ça pour que des intellectuelles ajoutent leurs voix - et quelles voix ! - à ceux qui pensent avec Tariq Ramadan qu’il existe un genre “femme musulmane”. (....) »
Wassyla Tamzali s’adresse aux femmes féministes qu’elle connaît bien. On comprend son amertume. Et nous pouvons ajouter que ceux qui, dans l’extrême gauche, prétendent être en même temps « en solidarité avec les femmes qui s’opposent au port imposé du foulard » et « contre toute exclusion de celles qui décident de le porter », comme si les deux attitudes se valaient et qu’il n’y ait pas à choisir son camp, commettent une véritable trahison envers toutes les femmes qui se sont battues et se battent pour se libérer."
Voilà. "Honte à vous". Rien à ajouter.
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(2005) "Dans le mouvement altermondialiste, dans les partis de gauche et y compris au sein de l’extrême gauche, on a aussi manifesté une complaisance ouverte envers les islamistes et leur voile islamique : au nom de la « solidarité anti-impérialiste », car l’islam serait le principal ennemi de l’mpérialisme, ou sous couvert de ne pas donner prise au racisme, ou encore sous prétexte de ne pas « stigmatiser » les femmes issues de l’immigration, on les abandonnées à l’emprise des barbus de l’islam.
Afin de réduire les critiques et réserves au silence, certains se sont mis à crier à l’« islamophobie », tout comme le public des conférences de Tariq Ramadan. Dénoncer l’islamisme paralyse certains, peut-être par peur de passer pour réactionnaires, ou par un sentiment de culpabilité face au racisme anti-arabe, ou par démagogie. Mais ils ne craignent pas de reprendre le terme d’ « islamophobie » comme injure, ce terme qui, à l’origine, a été lancé par les mollahs iraniens comme un anathème sur leurs opposants...
Ces gens ont trouvé des femmes pour mener leur combat anti-féministe. L’idée d’un « féminisme islamique » - d’un « féminisme pluriel » - est même à la mode parmi certaines étudiantes et intellectuelles, qui le justifient comme « une autre approche de la modernité »...
Il n’est évidemment pas nouveau que des opprimés en arrivent à justifier leur propre oppression, comme il arrive que des prolétaires justifient leur exploitation par le patronat. Il a fallu lutter contre des femmes pour défendre le droit de vote des femmes, et y compris dans le mouvement des années soixante-dix, pour imposer le droit à l’interruption volontaire de grossesse ! Et combien d’instituteurs et d’institutrices ont dû s’opposer pied à pied à des mères pour que leurs filles puissent aller à l’école y apprendre à lire et les arracher à la tutelle des curés !
D’autres disent : c’est une affaire personnelle, il faut laisser leur liberté de choix aux jeunes filles qui veulent porter le voile. Selon eux, elles ne le vivent pas forcément comme un signe de soumission... C’est évidemment une hypocrisie, et une hypocrisie dangereuse pour toutes les femmes musulmanes qui n’ont pas la moindre envie de se soumettre à ce genre d’oppression."
[source : http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky-62/article/les-religions-et-les-femmes-6394#8.3]
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Rappel, un article de "lutte de classe" sur le sujet, novembre 2004 :

"Quand une partie de l'extrême gauche fait la cour aux islamistes" http://www.union-communiste.org/?FR-srch-show-x-1-566-3183-38f42304bbdf4a1c7254a70b856a5977.html

Un autre plus récent (été 2005) : Communisme et communautarisme
http://www.union-communiste.org/?FR-srch-show-x-1-613-3466-38f42304bbdf4a1c7254a70b856a5977.html

Rappel (1995) : Où en est la cause des femmes ? http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky-62/article/ou-en-est-la-cause-des-femmes

Extrait :

La lutte pour l’émancipation des femmes est indissociable de la lutte pour le renversement des sociétés de classes
Nous pensons en effet que la caractéristique essentielle de notre société, c’est d’être divisée en classes, exploités d’un côté, exploiteurs de l’autre, et que la seule force sociale capable de révolutionner jusqu’au bout cette société, c’est la classe ouvrière, parce qu’elle n’a rien à perdre à ces changements. Les femmes ne constituent pas une classe. Il y a parmi elles des bourgeoises et des prolétaires, des exploiteuses et des exploitées, même si toutes sont des opprimées (les bourgeoises moins que les prolétaires, cependant). C’est la raison pour laquelle le féminisme, quand il se limite justement au féminisme, ne peut pas aller jusqu’au bout, y compris sur le seul terrain de l’émancipation des femmes, parce que - l’histoire l’a toujours montré - vient forcément un moment où les femmes qui militent sur ce seul terrain-là sont prisonnières de leurs solidarités de classe. Les travailleurs ne sont certes pas tous débarrassés des préjugés liés au sexe. Mais l’une des tâches du mouvement socialiste, c’est justement de combattre ces préjugés parmi les exploités, de leur montrer que, comme le disait si bien Charles Fourier, « partout où l’homme a dégradé la femme, il s’est dégradé lui-même », et que, tout comme un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre, un sexe qui en opprime un autre ne peut pas être libre. Mais c’est la classe ouvrière unie et elle seule qui, en transformant la société de fond en comble et en jetant bas l’exploitation, ouvrira la porte à un monde d’où toutes les oppressions auront disparu.
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"Nous en sortons tous affaiblis : à une autre échelle l'effondrement du PCF a ôté à beaucoup l'idée qu'un autre monde était possible. La fin de la LCR affaiblit l'idée que le trotskysme est porteur d'avenir même si le trotskysme de la LCR était dilué dans beaucoup d'idées bien loin du communisme, pour beaucoup c'etait une organisation d'extrême-gauche. Aujourd'hui elle affirme qu'on peut être féministe et soutenir publiquement l'oppression des femmes. Honte à eux !" (cjpkicherche, toujours sur le même forum)
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"Ce qui est sûr, c'est que la situation est délicate. Ce n'est pas notre habitude de s'en prendre à une organisation d'EG en but avec une campagne de presse même si le NPA l'a provoquée en faisant une grosse connerie. Plus par laxisme organisationnel (on va dire comme ça), comme je l'ai écrit plus haut, que par volonté centrale. Mais nous ne pourrons pas, quelle que soit notre volonté de ne pas enfoncer le NPA, ne pas redire ce que signifie pour nous le voile et qu'en aucun cas nous aurions accepté une candidate voilée. On pourrait dire aussi que ceux qui comme les dirigeants de l'UMP ont transformé la vie de nombreux immigrés femmes ou hommes, à commencer par les sans-papiers, en enfer n'ont, sur le sujet de l'émancipation des femmes qu'un droit : celui de fermer leur gueule" (Pelon, toujours sur le même forum).
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"Des personnes se réclamant du communisme essaient de justifier le fait qu'un parti se disant encore il y a peu communiste cède aux idées les plus réactionnaires !! Ces personnes n'ont elles plus de colonne vertébrales, c'est la porte ouverte à tout ! Allez, faisons n'importe quoi ! Je me demande comment un tel parti imagine un jour aider les travailleurs à s'organiser et à y voir clair. Si j'ai bien compris, le NPA (une partie) a choisi de présenter une femme voilée sur une de leurs listes pour se rapprocher des quartiers populaires, ... et s'ils esseyaient de leur parler de chômage, de licenciement, des sales coups des gouvernements au service des capitalistes... Oui, c'est dur, c'est difficile, mais c'est la seule façon d'être communiste. Le reste, c'est de la foutaise !!" (Bennie, sur le même forum)

jeudi 21 janvier 2010

:: 21 janvier 1924 : mort de Lénine


Extrait de "Moscou sous Lénine" d'Alfred Rosmer :
"La décomposition du communisme était déjà apparente quand Lénine mourut, le 21 janvier 1924. Après sa mort, elle se développa à une allure accélérée. Dans sa dernière intervention, au 4e Congrès de l’Internationale communiste, Lénine avait mis en garde les communistes de tous les pays contre une imitation mécanique et servile des méthodes russes. Zinoviev fit de cette imitation une règle obligatoire. De plus, sous la prétention de “bolchéviser” les partis, il introduisit le totalitarisme dans toute la vie de l'Internationale communiste. Au moyen d'émissaires qu'il dépêchait dans les sections, il supprimait, dès avant le congrès, toute opposition. Partout où des résistances se manifestaient, les moyens les plus variés étaient employés pour les réduire ; c’était une guerre d'usure où les ouvriers étaient battus d'avance par les fonctionnaires qui, ayant tout loisir, imposaient d'interminables débats ; de guerre lasse, tous ceux qui s’étaient permis une critique et qu'on accablait du poids et de l'autorité de l'Internationale cédaient provisoirement, ou s’en allaient. Au 5e Congrès de l'Internationale communiste, en juillet 1924, Zinoviev, épanoui, s'écriait : “Nous avons réalisé la “bolchévisation” à cent pour cent.” Il croyait son règne assuré. Au faîte du triomphe personnel, il ne pouvait concevoir que le plus obscur des triumvirs le dominerait en l’espace de deux années et le ferait abattre d'une balle dans la nuque dix ans plus tard dans les caves de la Loubianka. C’était désormais Moscou sans Lénine"

vendredi 13 novembre 2009

mardi 10 novembre 2009

:: "Socialisme ou barbarie" [Barta 1944] : un texte marxiste essentiel...



Certes, aujourd'hui, après les défaites subies par la classe ouvrière, et dans les conditions terribles que nous impose la bourgeoisie [...], la majorité des travailleurs a perdu l'habitude de se préoccuper directement et systématiquement de ses intérêts de classe...

lundi 9 novembre 2009

"La chute du Mur de Berlin, ce n'était pas l'écroulement du communisme" http://post.ly/BflX

:: de la fin des "Démocraties populaires"...

Les événements au travers desquels les Démocraties populaires ont disparu en tant que telles dans le courant de l'année 1989 - quelques mois plus tard en Albanie - ont été divers et variés. Mais leur concomitance ne devait rien au hasard.
C'est la mainmise soviétique qui a façonné les États dans ces pays et qui y a uniformisé les structures sociales et le fonctionnement de l'économie. Le caractère dictatorial de leurs régimes ne venait pas seulement de l'influence de la bureaucratie soviétique car la plupart de ces pays étaient déjà des dictatures ou des semi-dictatures avant la guerre. Mais c'est en raison de cette influence qu'ils étaient dirigés par des partis plus ou moins uniques se prétendant "socialistes" ou "communistes". Dans la plupart de ces pays, l'étatisme économique était déjà assez fort avant la mainmise soviétique - il fallait bien pallier la débilité de la bourgeoisie locale - mais c'est sous l'influence soviétique que l'étatisme fut poussé jusqu'au bout dans l'industrie, voire dans l'artisanat, que l'agriculture fut collectivisée, mise à part la Pologne, et que la planification fut instaurée.
C'est la bureaucratie soviétique et son armée qui constituaient le principal garant des régimes contre leurs propres peuples... mais aussi, contre toute tentative d'infidélité de ces régimes à l'égard de ce "protecteur" dont les plus pro-soviétiques des satrapes locaux trouvaient la protection trop lourde et dont tous les États aspiraient à se débarrasser depuis longtemps. Pesant de moins en moins avec l'usure du temps, la mainmise de la bureaucratie soviétique sur les pays de l'Est resta déterminante pour la survie des régimes des Démocraties populaires durant quarante ans (même si, dans le cas de l'Albanie et, dans une certaine mesure, de la Roumanie, l'influence de Moscou s'exerçait de façon moins directe et plus complexe).
Il a suffi que la crise du pouvoir en Union soviétique amène Gorbatchev à abandonner ces régimes à leur sort pour que les Démocraties populaires tombent les unes après les autres, comme des châteaux de cartes. Mais autant le facteur déclenchant de la série des événements de 1989 se trouvait à Moscou, autant la balle n'a pu être reprise au bond, partout, que parce que les États de ces pays y étaient déjà disposés, que leurs sociétés y aspiraient et que leurs dirigeants préparaient déjà les modalités de ces changements.
Au moment de ces événements, il était à la mode de parler de révolution. Passons sur l'égarement de ceux qui, même dans l'extrême gauche, employaient le mot en lui donnant son sens de "révolution populaire", sinon "prolétarienne". C'était stupide car, même si dans certains pays - et même pas dans tous ! - le changement de régime s'est accompagné d'une certaine mobilisation, celle-ci n'a pas plus été une révolution que ne l'avait été, dans le sens inverse, le coup de Prague de 1948.
Accompagné de mobilisation ou pas, le changement a été entièrement dirigé et pour l'essentiel contrôlé d'en haut. Nulle part la classe ouvrière n'a été en tant que telle partie prenante, elle n'a été que spectatrice regardant cette évolution plutôt avec sympathie, tant les régimes qui étaient en place auparavant étaient des dictatures anti-ouvrières. Ce qu'ils ont montré, bien des fois dans le passé, de façon sanglante, de 1953 à Berlin à 1981 en Pologne, en passant par 1956 à Budapest ! En outre, le caractère dictatorial de ces régimes semblait découler de leur subordination à l'Union soviétique. Et il y avait un consensus général pour souhaiter la fin de cette subordination.
Sur le moment, il paraissait aux travailleurs qu'ils n'avaient rien à regretter, même sur le plan social. Ils ne pensaient ni à l'éventualité du chômage, ni à celle de la disparition de la protection sociale. Ils espéraient en revanche des boutiques pleines et un niveau de vie se rapprochant de celui de l'Occident, y compris pour la classe ouvrière. La promesse de liberté occultait d'autant plus le reste que ce qui, dans les Démocraties populaires, limitait le droit des bourgeois à l'enrichissement, n'a nulle part été une conquête de la classe ouvrière, mais a été partout ressenti comme imposé de l'extérieur et que l'égalitarisme officiellement prôné apparaissait de toute façon hypocrite, tant les dignitaires du régime étaient visiblement "plus égaux que les autres". En outre, en 1989, c'est la petite bourgeoisie qui a imposé partout sa propre conception de la liberté, laquelle comportait tout naturellement la liberté d'entreprendre et de s'enrichir, ce qui semblait former un tout.
La transition, en 1989, oui. Le bouleversement, sûrement pas ! Même pas sur le plan politique ! Oh, certes, il y a eu un changement brusque dans la phraséologie. Le "communisme", l'"amitié soviétique" ont disparu du langage de ceux-là même qui faisaient le plus grand usage de tels termes, et cela pratiquement du jour au lendemain, pour être remplacés par des hymnes à la propriété privée et à la libre entreprise. Dans les rayons spécialisés des librairies, les oeuvres de Marx et de Lénine disparurent pour être remplacés par des ouvrages religieux.
Mais il n'y eut guère de changements en profondeur.
Un des problèmes majeurs, aussi bien de la couche dirigeante locale que de la bourgeoisie internationale, a été précisément de liquider des régimes dictatoriaux sans toucher aux appareils d'État qui en avaient été les instruments. Il s'agissait de faire en sorte que la police, l'armée, la justice, de "communistes" deviennent capitalistes sans que les masses soient tentées de s'en mêler, ne fût-ce que pour se venger des coups antérieurs. Au plus fort de leurs rivalités pour les postes et les positions, les coteries politiques diverses - issues des clans différents des ex-PC ou hostiles aux PC - ont partout fait preuve d'une prudence extrême sur ce terrain.
A plus forte raison, il n'y pas eu, dans les pays de l'Est, de rupture sociale mais une accélération de cet accroissement des inégalités sociales, déjà largement engagé avant le changement de régime. La couche privilégiée, issue de la "nomenklatura" de l'État ou de la petite bourgeoisie et qui dominait déjà la société, continua à la dominer, intégrant dans ses rangs des gens de la vieille bourgeoisie, celle d'avant les années cinquante, et qui avaient retrouvé certaines de leurs propriétés ou qui rentraient de l'émigration.
Avant même l'instauration de régimes plus ou moins contrôlés par l'Union soviétique, en Europe centrale et orientale, la bourgeoisie était globalement plus faible dans l'ensemble de ces pays qu'en Occident. Cela tenait à l'arriération plus ou moins prononcée de ces pays - avec des écarts considérables entre la Tchécoslovaquie à une extrémité et l'Albanie à une autre - et au poids du capital impérialiste, notamment allemand, dans la plus ou moins faible économie de ces régimes. Les coups successifs de l'occupation allemande (ou italienne), des destructions dues à la guerre, de l'entrée des troupes soviétiques, ont chaque fois entraîné des vagues de dépossession ou de migration vers l'Occident, rendant les déjà faibles bourgeoisies nationales encore plus exsangues.
La rupture entre les deux blocs à partir de 1947, la guerre froide déclenchée par les États-Unis et la réplique de l'Union soviétique transformant sa zone d'occupation en glacis politique et militaire, ont été les derniers en date de ces coups. Les armées soviétiques qui, au sortir de la guerre, avaient remis en place dans leurs zones d'occupation, les anciens appareils d'État bourgeois, plus ou moins rafistolés, plus ou moins truffés de membres des partis staliniens, œuvraient pour le retour de la bourgeoisie et le redémarrage de l'économie sur une base bourgeoise. Elles changèrent brusquement d'attitude avec la guerre froide. La bourgeoisie apparut alors comme une menace pour la mainmise soviétique sur l'Europe de l'Est. Ce qui restait de la bourgeoisie grande et petite d'avant et qui n'avait pas encore été touché par les nationalisations antérieures fut dépossédé. Ceux qui pouvaient le faire partirent.
Au début des années cinquante, l'ancienne bourgeoisie semblait avoir disparu des Démocraties populaires. En tout cas, la grande bourgeoisie. Quant à la petite, elle fut elle-même atteinte par les nationalisations successives, par la collectivisation forcée, par la pression pseudo-égalitaire de la dictature qui ne semblait avoir laissé comme couche privilégiée que la nomenklatura des serviteurs de l'État.
Mais les États nationaux, eux, ne disparurent pas. Ce sont eux qui sauvegardèrent la possibilité d'une évolution bourgeoise pour ces pays. Vers l'extérieur d'abord : ces appareils d'État, contrôlés, surveillés par la bureaucratie soviétique, se révélèrent cependant comme les principaux facteurs de résistance à la mainmise soviétique.
Vers l'intérieur aussi et d'abord contre leurs propres classes ouvrières. Si aujourd'hui la bourgeoisie hongroise s'approprie bruyamment l'insurrection de 1956, en faisant de l'anniversaire de son déclenchement une fête nationale, elle n'est pas fâchée en son for intérieur de ce que l'armée soviétique ait écrasé l'insurrection, liquidé les conseils ouvriers et brisé la classe ouvrière pour toute une période historique.
Et, sur le plan économique, les quarante ans d'étatisme imposé par la bureaucratie soviétique n'ont pas que des aspects négatifs pour la bourgeoisie d'aujourd'hui. C'est grâce à cet étatisme que ces pays ont connu pendant trois décennies un taux de développement relativement élevé et que certains d'entre eux - la Bulgarie, par exemple - de pays quasi exclusivement agricoles sont devenus des pays industriels. En outre, bien que la grande propriété semi-féodale eût été liquidée et la réforme agraire réalisée avant l'instauration du système de parti unique au profit des partis staliniens, cela fut tout de même accompli en Hongrie, comme en Pologne ou en Roumanie, sur l'ordre de l'armée d'occupation de la bureaucratie soviétique. Et cela alors que la bourgeoisie de ces pays n'avait pas été capable dans le passé de liquider l'aristocratie foncière là où elle existait, cette aristocratie foncière qui lui portait pourtant de l'ombre et l'écrasait, avant la guerre, de sa domination sociale.
Les anciennes bourgeoisies avaient été expropriées ; elles ne tardèrent pas à être remplacées par une nouvelle couche privilégiée qui, une fois terminées les quelques années d'égalitarisme bureaucratique des années cinquante - égalitarisme d'ailleurs tout relatif - émergea un peu partout dans les pays de l'Est. Une couche, constituée de hauts fonctionnaires du parti et de l'appareil d'État, de dignitaires politiques et des chefs d'entreprises nationalisées mais aussi de cette frange de la petite bourgeoisie, culturelle, scientifique ou sportive, que le régime tolérait et qui disposait de magasins spéciaux, de villas et de limousines.
Mais, dans certaines des Démocraties populaires, c'est une authentique bourgeoisie d'affaires qui a fini par se constituer dans les interstices de l'économie d'État, en parasitant souvent celle-ci : principalement dans le commerce ou dans l'agriculture.
En Hongrie ou en Pologne, où la petite bourgeoisie eut assez tôt pignon sur rue, elle s'est mélangée à l'autre composante de la couche privilégiée, aux hauts dignitaires de l'État ou du parti stalinien, aux notables "communistes" des administrations, à la tête de féodalités locales ou régionales, aux managers des entreprises d'État. Cette partie-là de la couche dirigeante devait sa position à la présence de l'armée soviétique. Elle n'en rêvait pas moins d'émancipation, quitte à se fondre avec la petite bourgeoisie traditionnelle, ancienne ou nouvelle. C'est l'ensemble de cette couche privilégiée qui aspirait aux changements qui finirent par se produire en 1989.

[Extrait de Lutte de Classe 12, janvier-février 1985]

vendredi 30 octobre 2009

:: Nomertin, LKP : "Nous ne nous mettrons jamais à genoux !"

Transcription de l'intervention de Jean-Marie Nomertin (LKP, Combat Ouvrier, CGTG) au meeting International du LKP (20 octobre 2009) avec des invités membres des Collectifs de Martinique (K5F) & de Guyane (FPAG) :


Bonjour à tous, les camarades, les chômeurs de la Guadeloupe, les actifs et les retraités, les camarades de la Martinique et les syndicats.

Suite à la réunion du mercredi 14, le préfet a voulu nous empêcher de rentrer dans la salle.

Mais nous avons pu faire entrer 5 personnes de notre délégation et le préfet a eu le malheur de rentrer le dernier dans la salle et a voulu me serrer la main, à ce moment j’ai refusé en lui disant que je n’étais pas son ami : de cela, je suis fier. Et encore plus fier d’être là ce soir avec vous pour vous parler des « contrats aidés ».

Le préfet a dit certaines choses à cette réunion, les médias, eux, ont dit que les choses s’étaient bien passées, il n’en est rien, le dialogue social est rompu. Beaucoup de choses pour ne rien dire, rien de concret.

En ce qui concerne les contrats aidés, le préfet nous a dit qu’une délégation composée d’un sous-préfet et de deux directeurs du pôle emploi viendraient pour rencontrer les contrats aidés et que lui-même serait présent à cette réunion pour régler cette affaire .

Nous avons constaté que c’est un grand menteur, un très grand menteur. Non seulement il est parti à Bruxelles, mais ils ont annulé la réunion !

A cette réunion, les contrats aidés auraient dû rencontrer le Conseil général et le Conseil régional, nous le leur avions dit et ils ne nous ont pas écoutés. [la phrase n’est pas claire]

Mes camarades, lorsqu’ils disent que le LKP ET l’UGTG sont des trouble-fêtes et des fauteurs de troubles, ils nous cherchent ! Ils vont nous trouver ! Nous devrions leur montrer que nous sommes solidaires de nos compatriotes et c’est dans ce but que nous devrions nous rassembler demain à la sous-préfecture pour avoir les réponses aux questions que nous posons ! Il est inadmissible qu’il y ait tant de misère et de souffrances dans ce pays.

Nous appelons les camarades du Club Med à venir manifester avec nous, car eux aussi ont besoin de soutien en ce moment. Actuellement, le Club Med a perdu plus de 20 millions d’euros à la bourse , mais cela n’empêche pas deux charognards de s’en mettre plein les poches. Bernard Tapie et Christian Odidgier ont réalisé tous les deux de très belles opérations financières sur le dos du Club Med, ce qui leur a rapporté 2 millions d’euros à l’un et 3 millions à l’autre ! Tout cela sous l’égide du fils de Valéry Giscard d’Estaing, car il a fait une augmentation de capital au bon moment pour ces messieurs, ce qui leur a permis de payer moins cher les actions en bourse du Club.

Et maintenant, ils veulent nous faire travailler 21 heures par semaine au lieu de 34, cela a pour conséquence de changer la donne pour les retraites, les allocations chômage et les contrats aidés.

L’an dernier, le Club valait 270 millions, maintenant c’est 450 millions.

Qu’ils mettent cet argent sur la table au lieu de le mettre dans leur poche !

Ce n’est pas à nous de nous sacrifier pour eux, et c’est pour cette raison que nous soutenons les camarades du Club Med.

Il est inadmissible d’avoir obtenu une augmentation de salaire et que pour la percevoir, nous devions fournir autant de papiers administratifs ! Car aux patrons, on ne leur demande rien. Total et les banques ont eu tout ce qu’ils voulaient sans rien en échange.

Tous ensemble pour réclamer notre dû !

Nous avons signé un accord sur une augmentation de salaire de 200 euros net, l’article n° 2 de l’accord Pineau.

Notre camarade n’est pas mort pour rien, cela l’Etat doit le savoir et surtout ne pas l’oublier. C’est un accord historique et nous nous battrons car l’Etat est responsable de la mort de notre camarade ! C’est eux qui n’ont pas voulu de l’UGTG et du collectif du LKP aux négociations et vous savez ce que cela a entraîné !

Tous ces patrons qui ne veulent donner que des miettes doivent savoir que nous nous battrons jusqu’au bout !

Mr Lurel [président du Conseil régional, PS, #gauache_patronale] doit s’en prendre à eux et pas à nous. Elie [Domota] le lui a déjà dit mais nous le répétons, nous irons plus loin s’il le faut.

Nous ne nous mettrons jamais à genoux !

Merci à Max pour la transcription !

dimanche 20 septembre 2009

:: Les lettres de Rosa Luxemburg


La lecture d'Anouk Grinberg de lettres de Rosa Luxemburg sera diffusée sur France-Culture le 27 septembre 2009



dimanche 24 mai 2009

:: Bienvenue au Bongoland ! [audio]

Ou comment Omar Bongo écrase son peuple depuis 42 ans avec le soutien actif et la bénédiction sans réserve de la France.


Les dénonciations virulentes de la françafrique sont, en effet, suffisamment rares sur nos ondes institutionnelles pour qu'une émission aussi sincère contre la Françafrique ne soit pas saluée et encouragée...

En espérant que Val ne décide pas de mettre fin à un des rares programmes d'investigation, avec Là-bas si j'y suis, qui refusent encore de servir la soupe aux possédants et à leur personnel politique...